Notre avocate principale en F&A dans la région partage les nuances uniques et émotionnelles de la conclusion d’un accord au Brésil et au-delà
Cet article a été adapté d’un texte interne rédigé par Hanna Ha, responsable de la connaissance institutionnelle chez Volaris Group, et Alice Smallwood, directrice des ressources humaines chez ClickDimensions.
Daniella Tavares, directrice juridique de Volaris Group pour l’Amérique latine, navigue depuis trois décennies dans l’univers des fusions-acquisitions au Brésil, un marché qui repose selon elle autant sur les compétences relationnelles que techniques. Lorsque Volaris fait l’acquisition d’entreprises de logiciels au Brésil et dans la région environnante d’Amérique latine, elle est l’un des visages chaleureux que les propriétaires d’entreprise sont susceptibles de rencontrer.

Dans cette séance de questions-réponses, l’avocate en F&A évoque la compréhension des personnes dans une région où les transactions portent une charge émotionnelle, la complexité fiscale et réglementaire qui façonne la structuration des acquisitions dans sa partie du monde, ainsi que le parcours qui l’a menée du secteur privé à New York jusqu’au poste de conseillère juridique interne chez Volaris Group.
Elle raconte le moment qui l’a convaincue des mérites de la façon de faire des affaires de Volaris — et explique pourquoi l’approche « gagnant-gagnant » de l’entreprise en matière de fusions-acquisitions est ce qui scelle l’accord pour de nombreux propriétaires d’entreprise.
Vous travaillez en fusions-acquisitions au Brésil depuis 30 ans. Que devraient comprendre les personnes qui n’ont jamais travaillé sur ce marché à son sujet?
Le Brésil — et en réalité toute l’Amérique latine — est plutôt unique comparé aux États-Unis et au Canada. Au-delà des compétences techniques, qui sont essentielles, je pense que les compétences relationnelles comptent encore plus. Il faut savoir lire la situation. Il faut tenir compte des aspects émotionnels des vendeurs. Nous sommes plus émotifs en Amérique latine, ce qu’on peut même voir dans la façon dont le pays encourage son équipe lors de la Coupe du monde.
Cette même dimension émotionnelle se retrouve dans les transactions et dans notre façon de faire des affaires. C’est pourquoi il est si important d’avoir sur le terrain des personnes qui comprennent à la fois la culture de Volaris et la culture locale. Cette combinaison est ce qui nous permet de bien faire notre travail.
De quelle façon l’environnement réglementaire façonne-t-il ce qui est possible dans une transaction?
C’est délicat. Le Brésil a un environnement fiscal et réglementaire très difficile, qui représente un véritable défi. De plus, le Brésil est un pays aux dimensions continentales et à la diversité culturelle remarquable. Parmi ses 27 États, chaque région possède sa propre histoire, son identité et sa façon de faire des affaires. Certaines sont plus réservées et mettent plus de temps à instaurer la confiance, tandis que d’autres sont naturellement chaleureuses et ouvertes. D’autres encore peuvent être particulièrement formelles.
En pratique, il n’existe pas un seul Brésil. C’est plutôt comme s’il y avait au moins 27 versions du Brésil au sein d’un même pays. À d’autres égards, faire des affaires ici est semblable à faire des affaires ailleurs dans le monde, mais en raison de cette complexité, nous devons faire preuve de prudence dans la façon dont nous menons nos acquisitions.
Nous avons une excellente équipe de fusions-acquisitions qui travaille sur des transactions à l’échelle mondiale et dans la région d’Amérique latine depuis des années, et nous collaborons ensemble depuis si longtemps que, parfois, nous pouvons communiquer sans dire un mot. Notre ingrédient secret réside vraiment dans la combinaison de l’équipe de fusions-acquisitions, du secteur d’activité et du service juridique, qui sont alignés et travaillent en étroite collaboration. Ce n’est pas seulement technique, ni seulement commercial ou opérationnel — c’est la combinaison de tout cela. Si je n’ai pas cette relation avec les équipes commerciales et de fusions-acquisitions, je ne peux pas traduire leur réflexion dans les documents ni correctement cerner et minimiser les risques conformément au mode de fonctionnement de Volaris.
Adopter une vision à 360 degrés de l’entreprise est ce qui nous permet de négocier des résultats gagnants pour les propriétaires d’entreprise qui nous vendent leur société, et cela nous donne les moyens d’élaborer de meilleures modalités et plans de transaction pour nos acquisitions.
Qu’est-ce qui vous a poussée à passer du secteur privé en fusions-acquisitions à un poste de conseillère juridique interne chez Volaris Group et Constellation Software?
Cela a surpris tout le monde. Je n’avais pas été formée pour être conseillère juridique interne, et je réussissais bien dans le secteur privé, avec une solide clientèle issue de mon passage à New York.
Mais la première fois que j’ai travaillé avec Volaris, j’ai été impressionnée par la culture et le calibre des gens. Ce qui a vraiment résonné en moi, ce sont les valeurs de l’entreprise. Je me souviens qu’à l’époque, alors que j’agissais comme conseillère juridique externe pour la première transaction de Volaris Group au Brésil, dans le secteur de l’éducation, une question s’est posée au sujet d’une formulation ambiguë dans l’accord, laissant entendre que le vendeur de l’entreprise n’avait techniquement pas atteint une cible post-acquisition. Lorsque j’en ai fait part à la directrice juridique de Volaris Group, elle a immédiatement répondu que profiter de la situation aux dépens du vendeur n’était pas notre façon de faire, et que bien agir envers les gens passait avant tout. Ce moment m’est resté en mémoire.
Dans le secteur privé, on vous forme à penser en termes de gagnant-perdant, et vous voulez que votre client remporte tout. L’approche de Volaris Group en matière de fusions-acquisitions est totalement différente : nous devons parvenir à un accord juridique où les deux parties sont gagnantes, car le vendeur va devenir notre collègue, et il ira dire sur le marché que vendre à Volaris a été une excellente expérience. Nous ne sommes pas des acheteurs de capital-investissement qui ont généralement un horizon de placement plus court. Nous cherchons à conserver indéfiniment les entreprises que nous achetons. Par conséquent, nous ne cherchons pas à congédier tout le monde dans les entreprises que nous acquérons et consolidons. Nous prenons véritablement soin du personnel, de la marque et de l’histoire d’une entreprise.
Qu’est-ce qui distingue autrement les fusions-acquisitions chez Volaris Group des autres environnements où vous avez travaillé?
Il est difficile, en tant qu’avocate, de rédiger un document qui protège votre partie sans désavantager l’autre, mais cette équité est au cœur de ce que nous sommes et reflète toute la beauté de la façon dont Volaris mène ses acquisitions.
Une fois que je me suis jointe à l’entreprise, j’ai compris pourquoi nous suivons constamment des formations, et pas seulement sur des sujets juridiques. Chez Volaris, nous offrons une formation étendue sur des sujets tels que la littératie financière, l’intelligence artificielle, les affaires, le marketing, les ressources humaines, et bien plus encore. Adopter une vision à 360 degrés de l’entreprise est ce qui nous permet de négocier des résultats gagnants pour les propriétaires d’entreprise qui nous vendent leur société, et cela nous donne les moyens d’élaborer de meilleures modalités et plans de transaction pour nos acquisitions.
Une transaction qui équilibre technique, émotion et équité est un exercice de créativité rare. Elle exige tout à la fois : une expertise approfondie et des compétences relationnelles raffinées. C’est précisément ce défi qui me captive chez Volaris Group et Constellation Software.